Corona-news

Toutes les activités présentielles d’A-cube ainsi que les groupes autogérés sont annulés au minimum jusqu’au 1er mai. Les autres tâches du comité sont pour le moment suspendues.

Tous les événements du calendrier du site ont été retirés. Pour certains momentanément en attendant de voir l’évolution de la situation, pour d’autres définitivement. Nous ferons le point fin avril.

Dans un premier temps, nos membres vont consacrer leurs forces à leur adaptation personnelle à cet incroyable contexte. Puis dans un second temps ils se consulteront pour voir dans quelle mesure les solutions déployées auraient un intérêt à être partagées.

Conférence: Une histoire de l’autisme en Suisse romande

par Evelyne Tommen

REPORTé/ANNULé

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre prochaine conférence qui aura lieu le 3 avril 2020 sur une rétrospective de l’autisme.

La Dr. Evelyne Thommen vient nous parler de l’évolution du regard sur l’autisme en relation avec son parcours de professeure et ses recherches sur l’autisme.

Evelyne Thommen est professeure honoraire en psychologie de l’enfant. Elle est spécialiste du développement des théories de l’esprit. Elle a monté l’observatoire du TSA et a développé une offre de formation professionnelle sur l’autisme.

Gratuit, chapeau à la sortie

Durée: ~ 1h30 
Date: 3 avril 2020 19h00-20h30
Lieu: Maison International des Associations Salle Mahatma Gandhi (Rez)

Rue des Savoises 15, 1205 Genève

Facile d’accès, à quelques minutes de la gare, TPG 15 arrêt Cirque

Inscription sur https://www.eventbrite.fr/e/billets-une-histoire-de-lautisme-en-suisse-romande-99264878925?aff=ebdssbdestsearch

Questions et infos: contact@a-cube.ch

Associer nos forces

S’associer et s’associer de manière officielle qui plus est, est probablement contre nature quand il s’agit de se fédérer entre personnes autistes!

S’associer entre autistes pourrait sembler aussi compliqué ou invraisemblable que de vouloir monter une chorale de sourds.

Madelon

Au même titre que les personnes malentendantes peuvent donner de la voix, nous avons fait le pari que les autistes pouvaient unir leurs forces.

Après la jubilation de la rencontre de nos pairs et notre besoin d’appartenance enfin satisfait, après la détente provoquée par la chute tant espérée du masque social qui avait fini par nous défigurer, nous retroussons nos manches, aujourd’hui,  pour façonner nos briques. Nous décidons,  ensemble, d’unir nos forces pour dépasser nos peurs les plus intimes.

Chacun de nous sait imaginer les plans d’une cathédrale mais personne ne sait vraiment de quoi sont faites les briques qui la compose.

Pascale

Bien que nous soyons tous conscients de nos forces et de nos compétences dans certains domaines, nous butons sur le même type d’aspérités, les mêmes obstacles et déployons parfois les mêmes stratégies de repli ou d’hyperactivité qui s’avèrent peu efficaces voire contre productives,  lorsqu’il s’agit de travail collectif.

Notre capacité à aller dans le détail d’un sujet qui nous passionne côtoie notre incapacité à comprendre un thème qui nous indiffère.  La nécessité d’avancer doit s’affranchir de notre besoin de tout avoir sous contrôle. Et pour terminer, il nous faut une sacrée dose de courage pour apprendre à déléguer.

Nos angoisses parfois s’entremêlent voire s’entrechoquent mais jamais elles ne font barrage à notre désir de construire. Nous faisons face,  ensemble,  à notre besoin de perfection jamais satisfait, à nos effondrements autistiques pas toujours maîtrisés, à notre franchise hautement légendaire s’écrasant comme un moustique sur le pare-brise de notre susceptibilité.

Ce que nous acquérons au sein de A-cube c’est la certitude d’évoluer vers une ouverture d’esprit plus grande .  Nous sommes petit à petit, capables de mettre le doigt sur les détails qui provoquent notre exclusion, notre rejet. Ceci est un espoir de pouvoir changer en nous ce qui peut l’être sans devoir remettre le masque tout en donnant au monde non autiste des pistes simples pour faciliter notre intégration.

Pour l’heure, le pari tient la route et apporte son lot de réussites. L’association va fêter ses deux ans, les activités engagées se sont toutes soldées par un succès et les embûches internes nous ont fait grandir.

C’est sûrement un autiste qui a inventé la roue. Mais sans des gens doués de capacités sociales, les autistes continueraient d’inventer la roue.

Cédric

Ainsi nous nous lançons dans un autre pari encore plus ambitieux : celui de collaborer avec les autres, avec le monde, avec les institutions non autistes. En tant qu’association notre représentativité du monde autistique par l’un de nos membres, bien que par essence incomplète, aura de grandes chances de succès.

Nos membres sont pleins de désirs et d’ambitions pour faire avancer la cause des autistes adultes en Suisse romande. Ils sont artistes, techniciens, poètes, photographes, Nous nous passionnons pour une multitude de sujets et certains d’entre nous ont déjà l’expérience du témoignage.  D’autres restent encore cloîtrés dans leurs peurs mais tous sont là pour faire avancer la cause de l’autisme en Suisse romande.

Ce qui fait notre force c’est de reconnaître nos faiblesses et d’être capables de mettre en place des stratégies collectives de dépassement. Nous avons appris à nous écouter, à nous comprendre et à nous épauler. Nos membres peuvent profiter de ces stratégies pour leur propre épanouissement et pour le bien de tous soit :

  • en rejoignant notre comité pour en faire l’expérience directe
  • en comptant sur notre soutien actif s’ils désirent représenter un point de vue autistique dans une institution non autiste.

Rand’autiste – 2018 : Vuiteboeuf

Rand’autiste – 2018 : Vuiteboeuf

Pour la première sortie annuelle des membres, nous avons choisi de préparer une journée à choix multiples. La date est fixée au 14 juillet. 

C’est dans une préparation un brin complexe mais ô combien minutieuse que je me suis plongée une fois encore pour planifier cette journée en tenant compte au maximum des blocages et des problèmes personnels liés à l’autisme.

Les critères pour le lieu de cette journée étaient les suivants : pouvoir rejoindre le point de départ en voiture ou en train, le matin ou l’après-midi, avant ou après le pique-nique qui devait pouvoir se prendre à couvert en cas de pluie mais qui ne nous priverait pas du plein air en cas de beau temps.

Le but était de pouvoir proposer une randonnée loin des centres urbains et si possible le tout ne pas coûter un bras. (qui est une expression pour dire ne pas coûter trop cher mais qui est une drôle d’expression quand on veut organiser une randonnée à pied). Bref !

Le défi était intéressant et au niveau de l’organisation sur papier en tous cas il a été relevé! Mais voilà… tout s’est déréglé petit à petit vous vous en doutez bien… car quizz de celui qui a loupé le train, oublié les clés du refuge, de celui qui n’a pas trouvé la gare ou qui s’est directement au refuge par erreur.

Pourtant au final nous avons tous réussi à monter dans le train à Vuiteboeuf jusqu’à Trois-Villes. Nous avons pris à la file indienne un petit chemin raide et escarpé pour nous grimper à 1000m d’altitude sur les flancs du Mont de Baulme puis nous sommes descendus à la gare de Vuiteboeuf par les gorges de Covattannaz.

Nous avons goûté le soleil, la vue et les découvertes et … les petits fruits sauvages! Des framboises bien mûres mises à disposition par mère nature. Nous avons complètement craqué et nous nous arrêtions pour nous lécher les babines… ce qui nous a définitivement fâché avec la montre et le planning minutieux.

Comme organisatrice j’ai commencé à stresser en imaginant les participants prévus de nous rejoindre avant le dîner et qui allaient nous attendre à la gare de Vuiteboeuf très anxieux. J’ai tenté de les joindre à plusieurs reprises et de presser le pas des gourmands. Mais le plaisir était si évident que j’avais peine à brusquer cette jolie équipe.

On a scindé le groupe en deux. Un groupe préférant les framboises au pique-nique et un autre fonçant retrouver nos pairs inquiets.

A l’exception des cueilleurs, tout le monde se retrouve pour le pique-nique. Il y a de l’espace et il ne pleut pas. Chacun trouve son compte. Certains profitent d’échanger autour de la table et d’autres se tiennent à l’écart. Plusieurs font des allées et venues. Tout le monde se sent à l’aise. 

Un conjoint en voiture va chercher les participants de l’après-midi à la gare de Vuiteboeuf et les mangeurs sauvages en profitent pour monter dans le “taxi”. 

Après un bon temps de partage, la balade de l’après-midi s’organise. Et c’est tout naturellement que l’on part à pied jusqu’à Yverdon à travers la forêt et la campagne, même les moins bons marcheurs ont apprécié. Ceux qui ne pouvaient vraiment pas marcher ont aidé à ranger le refuge et ont été raccompagnés en voiture à la gare de Vuiteboeuf.

C’était une journée fantastique. 

Rand’autiste : une première

Croy – Romainmôtier 2017 : une vadrouille pour faire connaissance.

Ce sera une vadrouille comme les autres ou presque car organisée dans le but de se rencontrer entre adultes concernés personnellement par l’autisme ou qui s’y intéressent de près.

Nous avions décidé via les réseaux sociaux et autres mails de nous retrouver pour une petite marche et un pique-nique dont le thème serait l’emploi et les personnes autistes.

J’ai pris grand soin en préparant cette Première de limiter au maximum les obstacles anxiogènes afin de faciliter la rencontre. J’ai fait un programme complet avec des horaires précis, j’ai prévu la place du pique-nique, trouvé un couvert en cas de pluies. J’ai décris les variantes et les solutions de repli avec soin, donné mon mail et mon numéro de téléphone (je déteste le téléphone ! ) pour pouvoir répondre à toutes sortes de questions histoire de rassurer les plus hésitants. Les échanges furent nombreux, les problématiques soulevées parfois compliquées le tout dans un élan constructif.

Malgré le choix de la date (un jour de semaine) et à l’éloignement (Croy-Romainmôtier) un petit groupe s’est constitué tranquillement. Au total nous serions six. Pas mal. Bien assez pour maintenir ce projet. Aux soucis d’avoir un projet cohérent doublés par l’envie d’être adéquate pour chacun, s’additionnait la peur d’être jugée par ses pairs.

L’enjeu était important. Une rencontre non virtuelle pour un groupe constitué de personnes autistes qui ne se sont jamais vues, dans un environnement inconnu et dans un objectif novateur n’a rien d’une banale sortie entre potes, ni même d’une sortie hebdomadaire de randovillage. Il convient pour cette première que tout se passe bien afin de pouvoir reconduire ces rand’otistes le plus souvent possible.

C’est donc avec beaucoup de soin que me suis préparée. Romainmôtier m’accueille chaque année et ce printemps déjà quatre fois. Les répétitions générales n’ont donc pas manqué. J’y connais par coeur non seulement les chemins pédestres mais aussi le trajet et les horaires de train pour m’y rendre et la maison du Prieur pour y manger la tarte. J’ai donc toutes les raisons de ne pas stresser et de me sentir à l’aise en terres connues. Tout cela s’annonce plutôt bien.

C’est très important que tout commence dans le calme et je me donne les moyens d’être le plus zen possible. Chacun va devoir faire au mieux pour lui même. Elsa qui habite Bex ne changera pas ses habitudes et s’y rendra en voiture et moi je ne changerai pas les miennes et prendrai le train.

Toujours pour me mettre à l’abri du stress, je double mes alarmes concernant mes routines du matin et j’ajoute une sonnerie cinq minutes avant l’heure du rendez-vous, pour ne surtout pas oublier de me concentrer juste avant de descendre du train.

Tout se passe exactement comme prévu. Et c’est dans le train que je croise Angèle que je connais bien. Je m’installe à ses côtés et nous devisons en toute quiétude mais avec passion sur nos échanges virtuels de la veille. Mon téléphone nous interrompt de manière impromptue et je m’en veux de cette intrusion technologique dans notre conversation animée et m’empresse de lui boucler le bec. Ca c’est fait. Je ne me demande même pas pourquoi il sonne.

Quand tout-à-coup une question de géographie appliquée me taraude. On vient d’annoncer au micro la gare de Bretonnières. Je suis un brin surprise car quand même j’ai toujours pensé que Bretonnières se trouvait après Croy-Romainmôtier et non avant. C’est fou ça, depuis le temps que je viens que je puisse encore être surprise par l’ordre des choses. J’essaie de me rassurer, il m’arrive si souvent de paniquer pour rien du tout que c’est surement le stress qui me joue un tour. Je tente un exercice mental  extraordinaire, me remémorer toutes les gares dans l’ordre de La Sarraz à Croy afin de bien m’assurer que … que je n’ai pas raté un trux ! Exercice vite fait! La Sarraz  – Arnex – Croy – Bretonnières…

NON MAIS J’Y CROY PAS !!!!

Nous avons oublié de descendre ! Oublié de descendre du train! Mais comment est-ce possible ?

Dans ma tête c’est le blackout total. Et je me retrouve machinalement sur le petit quai de Bretonnières. Mes pieds n’en font qu’à leur tête et ma tête se comporte comme un pied. La pa-nique !! Les mots viennent vite mais dans le désordre dans ma tête vide, des mots du genre à me ressaisir, des mots qui mis bout à bout donnent quelque chose comme : « c’est fait c’est fait! Ou cherche une solution au lieu de tourner en rond ! » Angèle de vibe voix les remet dans l’ordre.

Toutes les solutions me passent par la tête. Trouver un taxi (en pleine campagne ça risque d’être difficile) Prendre le train dans l’autre sens (il faut attendre plus de 50 min) Courir ventre à terre jusqu’à Croy (j’arriverai en même temps que le train) Héler une voiture qui passe ! Tenté mais sans succès. Eureka mais c’est bien sûr ! Appeler ! Appeler les participants avec  mon téléphone ! En cas d’urgence cette fonction de mon smart phone quand même. Je dois bien pouvoir faire ça. Non de non ! J’appelle.

Je vous avoue que c’est à ce stade de l’histoire que je comprends à quel point sociabiliser entre pairs quand il s’agit d’autisme équivaudrait à vouloir monter une chorale de sourds:

J’appelle Frédéric qui n’est pas à la gare de Croy, avec un autre participant il a pris un itinéraire secondaire et se trouve malgré lui à plus de 10 km de notre point de ralliement. Je ne vais pas médire en disant qu’il est perdu mais disons qu’il n’est pas à l’endroit exact où il avait prévu d’être à cette heure là. Seule Elsa a réussi son coup. Elle attend en se demandant ce qui ne joue pas.

Juste au moment de voir arriver le train elle a validé son ticket de parking rendant la voiture inutilisable à ses yeux. Frédéric nous prendra au passage si son GPS veut bien nous trouver. Quand au dernier participant nous n’auront pas de nouvelles. Personne n’ayant son numéro j’en reste toute chiffonnée. Est-ce que ne voyant personne venir il a décidé repartir ? Attend-il toujours sous une voûte ? N’est-il jamais arrivé ?

Après quelques valses hésitations tout à fait ordinaires pour nous autres extraordinaires nous nous sommes retrouvés enfin !

Ceci dit vu l’éclat de rire général qui a perduré tout au long de la journée nous dirons simplement que nous nous sommes trouvés.  Il a flotté dans l’air, beaucoup de joies et de rires. Et nous n’avons pas oublié de parler de l’emploi et de l’autisme. Enfin presque!  Combien d’années que je n’ai pas ri d’aussi bon coeur ?

2017, Pascale Madelon

Journée de la fierté autistique

Ou Autistic Pride day 2019

lls ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

Mark Twain

Manuela a contacté A-cube dans l’idée d’organiser une action liée à la journée de la fierté autistique. L’association l’a mise en contact avec SPERO, groupe de personnes né des réseaux sociaux qui organise toutes sortes d’activités en Suisse romande.

Accéder au groupe Spero


La communauté spectro-autistique de Suisse romande s’est mobilisée via les Réseaux sociaux et le Groupe Spero pour créer un événement unique et bien concret à l’occasion de la journée mondiale de la fierté autistique.

Dionysia :
«Hello Manou, tu as lancé l’idée de célébrer, à Lausanne, l’Autistic Pride Day autour du 18 juin 2019. Tu veux bien nous parler de cette journée ?».

Manuela :
«Hello Dio, volontiers !

Depuis plusieurs années, la Journée de Fierté Autistique (the « Autistic Pride Day ») a lieu le 18 juin en Angleterre et aux USA. En Allemagne aussi parfois, ainsi qu’au Brésil et en Israël et peut-être ailleurs, je l’ignore. Ce qui est certain, c’est qu’avant 2019, ce n’était pas le cas en Suisse.

J’ai voulu y remédier et proposé de célébrer cette journée. Pas le jour J, car c’était en semaine, mais le 23 juin 2019. Un petit groupe de personnes autistes m’a aidée pour pour organiser cette grande première en Suisse, à Lausanne : la « Journée de Fierté Autistique » ! Nous, amis adultes autistes, qui ne nous étions pour la plupart jamais rencontrés avant, avons exprimé, à la craie, sous un soleil joyeux, devant les passants, notre vision de l’autisme, dans une fresque géante.

Lentement, silencieusement, adorablement. L’autisme vu de l’intérieur ! Ce fut extra-ordinaire, au sens propre, pour chacune et chacun d’entre nous.

Une fois finie, notre fresque comptait 17 cases remplies de textes et/ou de dessins et une mosaïque centrale aux couleurs du drapeau de l’Autistan. Elle faisait environ 19 mètres de long pour 6 m de large, soit environ 114 mètres carrés d’autisme de toutes les couleurs et de toutes les formes, selon notre inspiration et notre créativité fertiles.

Elle est restée sur le sol de l’esplanade de Montbenon pendant presque une semaine, étrangement épargnée par les balayeuses de la ville.

Cette journée nous a laissés épuisés, mais heureux. Heureux de nous être rencontrés et d’avoir fait connaissance, heureux d’avoir osé être là, d’avoir osé dessiner, écrire, expliquer notre démarche aux passants curieux.

Un petit poème :
« Notre Fresque
Du soleil, des craies
Un cercle, une mosaïque, des cases,
Des coups de soleil, des courbatures, des Amis.
Beaucoup de courage !
Dans la joie et la simplicité d’être nous-mêmes,
Nous avons osé !
Osé enlever notre cape d’invisibilité,
Osé nous présenter devant le monde, en première ligne,
Osé nous montrer dans notre splendide diversité.
Dans la joie et la simplicité,£
Nous voici tels que nous sommes,
Authentiques, Sincères, Humains. »

Nous ne savions pas la chose impossible, alors nous l’avons faite, ensemble et de tout notre coeur. Je crois pouvoir affirmer que nous sommes prêts à recommencer l’an prochain. Il faudra d’ailleurs probablement prévoir plus de cases…».

Nat l’Epicuirieuse Youtubeuse nous a offert un montage vidéo de cette journée.
Voir la chaîne Epicurieuse

A-Cube à Alternatiba

Tenue d’un stand A-cube à Alternatiba Léman 2019

Alternatiba, c’est un mouvement qui promeut des initiatives concrètes visant à construire une société durable, tout en s’opposant aux projets qui entravent le développement de cette société. Nous avons estimé que nous avions notre place dans un tel mouvement qui cherche des solutions d’avenir dans le contexte compliqué que traverse l’humanité actuellement.

A-cube est venue à Alternatiba Léman, le 14 septembre y planter une petite graine d’information avec une table et de quelques flyers. Jenn était présente pour renseigner et discuter sur la réalité des adultes présentant un TSA (Trouble du spectre de l’autisme).

Nous avons pu parler du TSA à plusieurs personnes très intéressées, se sentant concernées ou pressentant qu’un proche pouvait l’être. Nous avons pu présenter A-cube et ses activités, inviter des personnes à rejoindre nos groupes d’écoute ou à s’affilier. Cette sortie nous a permis d’entendre les besoins des personnes qui se pourraient se sentir concernées.

C’est dans la fatigue et la bonne humeur que s’est terminé ce marathon de sociabilisation car tout s’est bien déroulé et nous espérons par la suite pouvoir bénéficier de matériel d’exposition adapté à la présentation de toutes nos activités pour qu’on puisse se présenter facilement dans toutes sortes de manifestations publiques.

Conférence: Interactions sociales et jeux croisés d’influences

par Gérald Grauer

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre prochaine conférence qui aura lieu le 3 février 2020 sur le thème de l’autisme au quotidien.

Dans tous les domaines de la vie et quotidiennement nous sommes soumis à des jeux cachés d’influences.

Un opérateur de téléphone essaie de nous vendre un abonnement, notre compagne/compagnon tente de nous convaincre pour sa destination de vacances ou nous-même souhaitons obtenir d’une copine qu’elle nourrisse notre chat en notre absence.

Influencer l’autre pour obtenir quelque chose est très commun et est même au coeur des interactions sociales.

Cela réclame des compétences particulières et des techniques subtiles.

Les connaissez-vous ? Etes-vous prêt à les utiliser pour convaincre et obtenir ce que vous souhaitez ? 

Saurez-vous détecter si votre interlocuteur utilise une technique d’influence pour obtenir quelque chose de vous ?

Les personnes avec TSA sont-elles plus fortes ou plus vulnérables ?

Conférence interactive, illustrée par la dessinatrice AspiGurl.

Présenté par Gérald Grauer, lui-même concerné par le TSA et passionné par l’étude de la communication et des techniques d’influences

Gratuit, chapeau à la sortie

Durée: ~ 1h30 
Date: 3 février 2020 19h30-21h00
Lieu: Maison International des Associations 

Rue des Savoises 15,1205 Genève

Facile d’accès, à quelques minutes de la gare, TPG 15 arrêt Cirque

Inscription obligatoire sur https://www.eventbrite.fr/e/89253671133

Questions et infos: contact@a-cube.ch

Conférence: Témoignage et réflexions sur l’autisme et le travail

Par Gerald Grauer

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre prochaine conférence qui aura lieu le 3 décembre 2019 sur le thème de l’autisme et l’emploi.

L’entreprise est une petite société en elle-même, avec ses règles (non-écrites), ses codes sociaux spécifiques et l’obligation de performance. Comment un autiste Asperger peut-il / elle gérer cet environnement ?
Avec nos sensibilités d’autistes, comment effectuer le travail sans être envahi?
Astuces, défis et réflexions utiles pour ceux qui souhaitent travailler, améliorer leur expérience au travail ou simplement s’informer.
Conférence interactive, illustrée par la dessinatrice AspiGurl et dessins d’une membre a-cube.

Présenté par Gérald Grauer, employé dans une organisation humanitaire depuis 23 ans et récemment diagnostiqué avec un trouble du spectre de l’autisme

Durée: ~ 1h30 
Date: 3 décembre 2019 19h30-21h00
Lieu: Maison International des Associations 15, rue des Savoises 1205 Genève

Facile d’accès, à quelques minutes de la gare, TPG 15 arrêt Cirque

Inscription obligatoire sur http://event-a-cube.eventbrite.com

Questions et infos: contact@a-cube.ch

Conférence de J. Schovanec du 29.09.2019

Conférence de Josef Schovanec à destination des personnes avec autisme à Yverdon-Les-Bains

Le dimanche 29 septembre 2019, A-cube recevait Josef Schovanec, encore plus à l’Est¹ que d’habitude. Cette phrase est à comprendre littéralement puisque ce dernier était en plein décalage horaire, nous arrivant tout juste de Nouméa, en Nouvelle Calédonie.

Habituellement, dans ses conférences, Josef explique les particularités autistiques aux neurotypiques. 

La conférence donnée à la Fondation St-George, qui a mis gracieusement une salle à notre disposition, a accueilli 150 personnes de tous horizons, dont plus de la moitié étaient des personnes directement et personnellement concernées par l’autisme

Pour cette rencontre, notre association a priorisé les inscriptions d’autistes et accueilli Josef dans un environnement qui ménageait nos sens afin de venir nous parler d’autiste à autistes. 

Notre «autiste du voyage» comme il aime à s’appeler lui-même en référence aux gens du voyage, nous a livré un magnifique témoignage de ses visites de par le monde, à la rencontre d’autres cultures où les plus riches ne sont pas forcément ceux dont le compte en banque est le plus fourni, loin s’en faut.

Au nom d’A-cube, merci Josef pour ce partage en toute simplicité.

Nous vous souhaitons un bon visionnage.

Pour le comité A-cube, Dionysia Tissot

¹ Il s’agit d’une allusion au titre de son premier livre : Je suis à l’Est ! 

Parallèle philosophique entre différentes cultures et les besoins des autistes. Conférence donnée par le Dr Josef Schovanec en date du 29 septembre 2019.